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Peut-on choisir son état émotionnel ? Sortir du mode survie pour retrouver un état de sécurité



Je n’aime pas conduire. Pourtant, la réalité du quotidien m’amène régulièrement à devoir prendre la voiture.

Jusqu'à encore récemment, je vivais ces trajets dans un état de stress quasi permanent. Une tension qui montait dès que je prenais le volant, et qui ne retombait qu’une fois sortie de la voiture.


Ce n’était pas forcément perceptible pour les passagers. Pas de panique visible. Mais une vigilance constante, une crispation de fond, une sensation de ne jamais vraiment être détendue. Un état qui épuise.


Puis, progressivement, j’ai appris à réguler mon état. Pas en cherchant à me forcer ou à “penser autrement”, mais en comprenant comment mon corps réagissait et comment lui envoyer des signaux de sécurité.


Aujourd’hui, quand l’inconfort surgit, je sais le reconnaître. Et surtout, je sais comment en sortir.


Quand je sens la tension monter, je prends le temps de respirer lentement et profondément. Je relâche les tensions dans mon visage, ma mâchoire, mes épaules. Puis je regarde autour de moi : ici, maintenant, il n’y a pas de danger.


En recréant volontairement un état de sécurité intérieure, l’agitation redescend. Je peux alors continuer à conduire plus présente, plus stable, sans me laisser envahir.


L’état de survie : quand le corps réagit hors du présent

Dans ces moments-là, le corps ne réagit pas à un danger réel. Il réagit à une projection. À une anticipation. À une mémoire.

C’est ce qu’on appelle l'état de survie. Un état dans lequel le système nerveux se met en alerte, même quand il n’y a pas de menace immédiate.

Dans ces moments-là, le corps fonctionne en décalage avec le moment présent, avec la réalité.

C’est une réponse de protection.


Pourquoi le mental ne suffit pas en cas d’anxiété

Quand l’anxiété monte, le réflexe est souvent de vouloir se raisonner : analyser, relativiser, comprendre.

Mais en état de survie, le mental n’est plus aux commandes. C’est le corps qui décide.

Tant que le corps se sent en insécurité, les pensées anxieuses continuent. Ce n’est donc pas en luttant contre elles que l’on change d’état, mais en agissant sur la physiologie.


Ce que cette expérience m’a appris sur la régulation émotionnelle

Cette expérience m’a confirmé trois choses essentielles :

  • je suis capable d’identifier rapidement l’état émotionnel dans lequel je me trouve

  • je dispose d’outils simples pour sortir du mode survie

  • je peux retrouver un sentiment de sécurité, même quand l’inconfort apparaît


Ce ne sont pas des capacités innées. Ce sont des compétences qui s’apprennent et se renforcent avec la pratique.


Être confronté à des états d’alerte ou d’insécurité est normal.

L’enjeu n’est pas de les éviter à tout prix, mais d’apprendre à en sortir.


Revenir à un état émotionnel plus juste

Apprendre à reconnaître ces bascules et à agir dessus permet de réajuster la manière dont on traverse les situations du quotidien.

Ce réalignement intérieur permet de sortir du mode survie et de retrouver un état émotionnel plus stable et plus sécurisant, celui dans lequel on reprend la main, pleinement.


Dans mes accompagnements en sophrologie, j’aide les personnes à reconnaître ces états d’alerte et à apprendre des outils simples pour revenir dans un état de sécurité, adapté à leur quotidien.



 
 
 

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